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Riches, innombrables, les proverbes touchent à tous les sujets, tous les domaines.

Ils parlent de nous, les « Hommes » !

Billets d’humeur, moments de vie et témoignages, vous trouverez ici le classement des meilleures histoires vécues en rapport avec des proverbes, postées sur le blog.

Et si vous avez envie de participer à ce jeu interactif, vous pouvez à votre tour aller noter les histoires en ligne> C’est  ici.

Vos histoires

  • Histoire publiée par benedicte le 2011-02-23 13:14:32

    Bien mal acquis ne profite jamais, paraît-il ? Une petite histoire qui vient de m’arriver, et méfiez-vous à l’avenir ! Dans le parking d’une gare, un homme, la cinquantaine, l’allure d’un VRP et l’air paniqué, m’aborde avec une clé cassée à la main : « Bonjour, excusez-moi, vous n’allez pas vers l’Oise, par hasard ? ». Non, je n’allais pas vers l’Oise, et, toujours aussi paniqué, l’homme m’explique qu’il vient de casser la clé de sa voiture dans le barillet de sa portière, que son sac est dans le coffre avec ses papiers, sa carte bleue, son argent et qu’il ne sait pas quoi faire. (Je commence à le prendre en pitié). Nous sommes dimanche, l’homme ajoute qu’il ne peut même pas appeler un réparateur sans payer des fortunes et que, tout ce qu’il voudrait, c’est aller chercher un double de sa clé chez lui dans l’Oise pour solutionner son problème. « Sauf si j’avais la chance de trouver quelqu’un qui ait la gentillesse de m’avancer 24,50 euros en liquide… », ajoute-t-il, « auquel cas, je lui rendrais l’argent par chèque dès demain et je pourrais aller chez moi en train… » Avec son air de VRP, sa panique, sa sueur au front, l’homme m’attendrit. Je commence à sortir mon porte-monnaie : « bon, je prends le risque, elle a l’air vraie, toute votre histoire bien compliquée, mon pauvre Monsieur… ». Je lui donne royalement 25 euros, je lui demande bien sûr de me noter ses coordonnées sur un papier en échange des miennes… 10 jours après, je n’ai pas reçu le chèque et le numéro qu’il m’a donné est celui d’une dame qui n’a rien compris à ce que je lui racontais. Bien mal acquis ne profite jamais ? Je vous laisse imaginer une suite !… C’est en tout cas ce que je lui souhaite, à cet escroc qui avait en fait la sueur au front à cause de ses énormes mensonges ! Heureusement, je peux aussi me consoler car, comme l’a écrit René Crevel, poète surréaliste, « Il faut beaucoup de naïveté pour faire de grandes choses ». (L'Esprit contre la raison)
  • Histoire publiée par Caroline Darroquy le 2011-03-01 10:19:16

    Ce matin, je me rends compte que Bouygues a renouvelé l'assurance de mon téléphone sans me consulter. Je les appelle sur la plateforme surtaxée, je patiente 10 mn bercée par une voix suave : « Votre demande est identifiée, nous vous metton-t-en relation avec un conseiller. » Dix minutes... Peut-être 600 fois ce message en boucle ? La première écoute me fait déjà mal aux oreilles, à la 398e, je n'en peux plus. « Nous vous metton-t-en relation... » Ah, tiens ? Le verbe mettre, au présent, à la première personne du pluriel prendrait un « t » ? Pourquoi ne m'a-t-on rien dit à l'école ? Sans doute est-ce une de ces exceptions qui confirment la règle... Heureusement, les grandes entreprises prospères comme Bouygues connaissent les règles, elles. Je vous épargne la conversation constructive avec le conseiller salarié de la grande entreprise, à moins qu'il n'ait été un intérimaire sous-payé dans un pays lointain ? Conclusion : je n'ai pas le choix, je dois payer l'assurance encore toute une année. Non ! Je ne me laisserai pas faire ! Je navigue aussitôt pour préparer ma contestation. En deux clics, je trouve la solution à mon problème et la 2e leçon d'orthographe de la journée. Sur http://vosdroits.service-public.fr/F2598.xhtml, page du Service Public concernant les assurances, je lis : « l'assureur doit informé... ». Ah, c'est bizarre, décidément. J'avais pourtant un vague souvenir d'écolière : lorsque deux verbes se suivent, le deuxième se met à l'infinitif. Ma mémoire me ferait-elle définitivement défaut ? Alors, c'est vrai, les grands de ce monde ont raison : les jeunes sont incultes. L'orthographe se perd, la politesse aussi. Hier encore, j'entendais un gamin dire à son copain : « casse-toi pauv'con ». À quels modèles nous référons-nous ? Comment a-t-on pu descendre si bas ? Un proverbe me vient soudain à l'esprit : c'est au pied du mur que l'on voit le maçon.
  • Histoire publiée par françoise Thévand le 2011-03-08 15:22:56

    Vacances d'été, juste avant la guerre. J'ai 6 ans. Je suis chez mes grands parents dans leur "campagne" d'Aix-en-Provence. Chaleur, soleil, chant des cigales dans les marronniers. À l'ombre de l'un d'eux, ma Grand-mère coud. Assise près d'elle, mon poupon sur les genoux, j'attends la suite de ses souvenirs d'enfance, qu'elle raconte si bien. "Pitchounette, j'ai besoin de tes bons yeux pour enfiler mon aiguille". Ce que je fais toute fière. "Tu vois, me dit-elle, on a souvent besoin d'un plus petit que soi". Et, maintenant, c'est moi qui le demande à ma petite fille de 6 ans, quand nous sommes ensemble aux vacances et que je couds près d'elle. Et elle est toute fière de le faire pour moi. La vie est un éternel recommencement !
  • Histoire publiée par pierre le 2011-03-31 23:42:25

    Je ne suis pas sûr d’être un très bon père. Je ne vois ma fille de 5 ans que 3 jours par semaines. Je fais ce que je peux. La plupart du temps, je regrette de ne pas partager plus son quotidien. En tout cas, elle est frileuse, ma fille. Comme moi ! Lorsque j’ai le plaisir de l’emmener à l’école, tenant sa petite main, c’est un truc idiot : je sens que ma fille est ma fille à la froideur de nos mains. Et, presque à chaque fois, je pense à ce proverbe: « À main froide, cœur chaud ».
  • Histoire publiée par Julien le 2011-04-11 00:25:23

    À cœur vaillant rien d'impossible, Olivier ? Bof, bof… Je suis arrivé sur ton article parce que j’ai tendance à me ravager la tête avec NE ME QUITTE PAS de BREL… Ça me ferait marrer, presque, si j’étais pas border de me foutre en l’air. Parce que, moi aussi, j’ai chanté ça quand Chloé m’a dit que c’était fini. Seulement que ça a pas marché, contrairement à toi… Une scène vraiment minable, au karaoké ! Après, c’est bien joli, tous ces concepts d’histoires pour faire des films, et d’ailleurs je tombe dedans, on dirait. Mais pour oublier mes connes d’idées de me foutre en l’air, j’aurais plutôt envie de penser à des proverbes comme « une de perdue, dix de retrouvées ». Alors, ben ça vous dit, ou quoi, de venir me filmer ? En fait, ce serait plutôt l’antithèse : je suis 36 milles en dessous, je ressemble à rien… J’ai un putain de spleen et je vous vends le concept : « une de perdue, dix de retrouvées ».
  • Histoire publiée par Michel le 2011-05-30 14:13:35

    L’argent ne fait pas le bonheur ! Ça pourrait être un documentaire… J’étais dans les embouteillages d’un échangeur, près du périphérique. À côté de moi, il y avait un homme au volant de sa BM rutilante qui engueulait visiblement un assistant ou associé au téléphone. Nos fenêtres étaient ouvertes, j’entendais des bribes… « Mais putain, je te l’avais dit, qui fallait pas le lâcher, que c’était un énorme client ! »… Plein de doux noms d’oiseaux se succédaient puis il a raccroché et comme un con, il a décidé de s’en prendre à moi. Il s’est mis à klaxonner comme un furibard : « et toi, avec ta vieille caisse, tu peux pas avancer, là ? Tu vois pas que tu me bloques ? ». D’une, il m’était fort antipathique. De deux, je le bloquais même pas. Devant nous, c’était qu’un long défilé de bagnoles qui klaxonnaient comme des folles. Alors j’ai fait comme si je l’entendais pas, et je me marrais, même, alors qu’il gueulait de plus en plus fort. Et puis, soudain, je les ai vus : juste à côté de nous, il y avait 2 SDF qui était en train de s’installer à table, au milieu de leur campement de fortune sous l’échangeur. Ils avaient l’air tellement contents ! Je les ai montrés au gueulard plein de thunes d’un mouvement du menton et, là, comme s’ils avaient tout compris, les SDF lui ont souri. Ils ont levé leurs gobelets de plastiques plein de pinard vers le gros richard. J’aurais voulu que vous voyiez la tête du type, il était rouge pivoine et j’ai cru que sa mâchoire allait se décrocher. C’était impayable. La file a avancé, je me suis débrouillé pour passer devant lui rien que pour l’emmerder, moi avec ma veille caisse et lui avec sa BM. Il s’est remis à klaxonner. Il a fait une crise cardiaque le soir, peut-être ? L’argent ne fait pas le bonheur